Féminicide à Blois : une Congolaise de 40 ans poignardée par son mari
Un nouveau drame de la séparation conjugale a endeuillé la communauté congolaise établie en France. Dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13 juin 2026, une femme d’origine congolaise, Vicinte Massamba, a été mortellement poignardée par son mari à leur domicile près de Blois, en Loir-et-Cher.
Âgée de 40 ans et mère de quatre enfants, la victime était aide-soignante. Elle était la fille de l’ancien footballeur Massamba surnommé « Mams ». Le drame s’est produit alors que le couple, en instance de séparation, vivait encore sous le même toit. Selon les premiers éléments de l’enquête, le suspect, un quinquagénaire, aurait agi sous l’emprise de l’alcool et dans un contexte de « forte jalousie ».
Les gendarmes ont été alertés aux alentours de minuit par la fille aînée du couple, âgée de 16 ans. À leur arrivée, les quatre enfants, âgés de 4 à 16 ans, s’étaient réfugiés dans une chambre à l’étage. Malgré les tentatives de réanimation, Vicinte Massamba est décédée peu après 1h30, atteinte de plusieurs plaies par arme blanche dans des zones vitales.
Le mari, interpellé vers 3h45 à Blois, était en état d’ivresse au moment de son arrestation. Son état de santé a nécessité une hospitalisation pour suspicion de pneumothorax. Il reste sous surveillance des gendarmes et sera de nouveau placé en garde à vue une fois rétabli.
Le parquet de Blois a ouvert une enquête pour assassinat. Les investigations devront déterminer les circonstances exactes du crime. Une précédente enquête pour violences conjugales était déjà en cours depuis février 2026, après un signalement à l’aide sociale à l’enfance. La victime avait déposé plainte en janvier 2026 pour violences psychologiques et des épisodes de violences physiques remontant à novembre 2025.
Les quatre enfants, témoins de la scène, ont été placés provisoirement à l’aide sociale à l’enfance et pris en charge par l’hôpital de Blois. La communauté congolaise du Loir-et-Cher est sous le choc. « La maison était vendue, il ne manquait plus que la signature du monsieur », a confié une voisine, soulignant le caractère tragique de ce féminicide.
Une autopsie a été réalisée ce vendredi en fin de journée. L’affaire relance le débat sur les violences intrafamiliales et la protection des victimes, y compris au sein de la diaspora congolaise.