Urgence climatique : 1,1 milliard d’enfants exposés à des risques multiples, selon l’UNICEF
Brazzaville, le 20 juin 2026 – Le nouveau rapport de l’UNICEF sur les risques climatiques pour les enfants en 2026 dresse un tableau inquiétant : 1,1 milliard d’enfants, soit la moitié des jeunes de la planète, sont désormais exposés à au moins trois aléas climatiques conjugués. Ces menaces, qui vont des inondations aux sécheresses en passant par les vagues de chaleur, compromettent gravement leur santé, leur éducation et leur survie.
Le document, publié ce jour, souligne que les huit dernières années ont été les plus risquées pour les enfants, en raison de l’intensification des catastrophes liées au climat. Parmi les aléas les plus fréquents figurent les inondations côtières et fluviales, les sécheresses, les chaleurs extrêmes, les incendies et les tempêtes tropicales. « La vie des enfants continue d’être bouleversée par ces chocs, avec des répercussions directes sur leur quotidien », a déclaré Catherine Russell, directrice générale de l’UNICEF.
En Afrique, la situation est particulièrement préoccupante. La région du Sahel, par exemple, voit plus de 4 millions d’enfants exposés à des combinaisons de risques. Bien que le Congo-Brazzaville ne figure pas parmi les zones les plus touchées, les experts alertent sur la vulnérabilité croissante des pays d’Afrique centrale face aux effets du changement climatique. Les récentes inondations dans le nord du pays et les périodes de sécheresse prolongées illustrent la nécessité d’agir vite.
Le rapport met également en lumière deux autres menaces aggravées par le climat : la pollution atmosphérique, qui affecte presque tous les enfants du monde, et le paludisme, qui en touche un milliard. Ces données rappellent que les crises climatique et sanitaire sont intimement liées, et que les enfants en sont les premières victimes.
Face à ce constat, l’UNICEF appelle les gouvernements, y compris celui du Congo, à investir davantage dans l’adaptation aux changements climatiques, notamment dans les secteurs de l’eau, de l’assainissement et de la santé infantile. « Les investissements aujourd’hui peuvent atténuer les risques de demain », souligne le rapport, en prenant l’exemple de l’Italie, où des mesures d’adaptation ont réduit l’impact sur les enfants.
Alors que la crise s’intensifie, la protection des plus jeunes doit devenir une priorité absolue, conclut l’UNICEF.