Congo – Fiscalité : les entreprises pressées d’adopter la facturation électronique avant le 1er juillet 2026
La Direction générale des impôts et des domaines (DGID) a officiellement lancé, ce 16 juin 2026 à Brazzaville, une campagne nationale de sensibilisation au Système de facturation électronique certifiée (SFEC). Cette réforme, qui deviendra obligatoire à compter du 1er juillet prochain, impose à toutes les entreprises, publiques comme privées, de s’interconnecter à la plateforme numérique de l’administration fiscale.
Lors de cette cérémonie, le directeur des vérifications générales et de la recherche, également chef du projet SFEC, Séraphin Ndion, a insisté sur l’urgence pour les sociétés de se mettre en conformité. « Nous sommes encore en phase de mise en œuvre. Après le 1er juillet, les entreprises qui ne respecteront pas ces exigences s’exposeront aux mesures prévues par la réglementation », a-t-il averti.
Une transition numérique majeure pour la fiscalité congolaise
Le SFEC s’inscrit dans le cadre de la loi de finances 2025 et du décret n°2026-101 du 31 mars 2026. Expérimenté depuis septembre 2025 auprès de grandes entreprises pilotes, le dispositif vise à moderniser la collecte de l’impôt, à renforcer la transparence des transactions et à lutter efficacement contre la fraude fiscale. Selon le directeur général des impôts, Ludovic Itoua, cette réforme permettra à l’administration de disposer de données fiables et sécurisées pour le suivi de la TVA.
Les entreprises déjà équipées de logiciels de facturation électronique devront les connecter via des interfaces spécifiques. Pour celles qui n’en disposent pas, la plateforme « e-Facture » sera accessible gratuitement. La mise en conformité concernera dans un premier temps les grandes et moyennes entreprises, ainsi que les sous-traitants du secteur pétrolier.
Un accompagnement pour une adoption réussie
Consciente des défis techniques, la DGID promet un suivi rapproché pendant la période transitoire. « Nous accompagnerons les contribuables afin de faciliter l’appropriation de cette réforme, qui constitue un outil de modernisation de l’administration fiscale et d’amélioration de la gouvernance économique », a souligné Paul Malié, directeur de cabinet du ministre des Finances.
La campagne de sensibilisation se poursuivra dans les prochains jours auprès des différents acteurs économiques. L’enjeu est de taille : élargir l’assiette fiscale et sécuriser les recettes de l’État grâce à la dématérialisation des factures.
Avec le SFEC, le Congo franchit une étape décisive vers la digitalisation de son économie, rejoignant ainsi plusieurs pays africains ayant déjà adopté des systèmes similaires.