Criminalité faunique : le Congo dresse l’état des lieux de ses capacités d’intervention
Depuis le mardi 23 juin 2026, Brazzaville accueille un atelier consacré à l’évaluation des capacités nationales de lutte contre la criminalité faunique et environnementale. Organisée sous l’égide du ministère de l’Économie forestière, cette rencontre de deux jours s’inscrit dans le cadre du projet Guard Wildlife, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC).
Représentants des administrations publiques, forces de sécurité, magistrats, agents des douanes et organisations de conservation passent en revue les dispositifs existants. L’objectif : identifier les points forts, les lacunes et les pistes d’amélioration pour mieux prévenir, détecter, enquêter et poursuivre les infractions environnementales.
Le trafic d’espèces sauvages, l’exploitation illégale des ressources forestières et d’autres activités criminelles menaçant les écosystèmes sont au cœur des discussions. Pour Assane Dramé, coordonnateur régional à l’ONUDC, cet exercice permettra au Congo de disposer pour la première fois d’un diagnostic complet et harmonisé de ses capacités.
Ouvrant les travaux, Roger Albert Mbeté, conseiller à la conservation du ministre de l’Économie forestière, a souligné que le commerce illicite d’espèces protégées et de bois constitue l’une des formes les plus alarmantes de criminalité organisée transfrontalière. Il a appelé à un renforcement de la coopération institutionnelle pour une riposte plus coordonnée face aux réseaux criminels.